C'est étonnant que pour une même action, on peut agir différement selon le moment. Par exemple pour mes bagages, ils étaient quasiment fait 2 semaines à l'avance avant de partir en Australie. Tandis que là ... bin je pars dans une dizaine d'heure et je n'ai toujours pas fini de trier mes affaires, fringues, livres, DVD, ... Les pieds de plombs quoi ! Le tout sans balance, pour vérifier le poid car je n'ai le droit qu'à 30 kg dans l'avion.
Heureusement, 100 fois heureusement, Rémi un pote australien s'est proposé pour m'amener à l'aéroport donc je n'aurais pas besoin de dépenser 12$ pour le trajet en train et toutes mes valises sur le dos.
Pour ma dernière soirée je suis juste allé boire un verre avec quelques personnes autour d'un steak à 5$95 (Au Star Hotel, à Town Hall, en face du cinéma pour ceux qui connaissent !). Juste un bon moment tranquille et sans trop de folies , surtout que je me suis ruiné lors de mes deux dernières sorties la semaine d'avant.
Un dernier passage de nuit par Circular Quay afin de profiter une dernière fois de l'Opera et du Harbour Bridge, étant donné que je risque de ne pas les revoir avant trés longtemps ...
Et puis c'est déja l'heure, j'ai déjà mes sacs à dos et mes valises sur moi. Je suis dans la rue et ça me parrait irréel. Irréel car on ne pense pas au moment du départ le jour où on arrive en Australie. Irréel parce qu'on se dit que chaque lendemain sera comme le précédent. Irréel parce que la vie est simple ici, les gens sympatiques et que chaque soir on dépense l'argent que a reçu en tips de la veille. Parce qu'on se dit que cela ne s'arrêtera pas. Et bien si pourtant, ça doit s'arrêter. D'ailleurs s'est marqué noir sur blanc sur mon visa: valable 1 an.
Donc je repars comme je suis arrivé, sans crier gare, complétement perdu, incapable d'imaginer ce qui se passera le lendemain matin. Comme à mon arrivé ...